Université de Genève
Introduction à la science politique
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31/10/97
De nos jours, le phénomène de la spécialisation des science est réel.
Il faut continuer la spécialisation mais dans le même temps, construire des
ponts entre les disciplines. Cette interdisciplinarité compense les problèmes
de spécialisation et permet de traiter des problèmes plus larges.
A la renaissance, les scientifiques ayant évacué Dieu de la science,
vont tenter d’observer les relations entre les phénomènes du même monde. On
assiste à une humanisation des sciences.
Les sciences humaines se heurtent alors à de nombreux problèmes :
·
homme sujet et objet
·
sens commun (perception évidente), opinions préfabriqués. Les
phénomènes sociaux ne sautent pas aux yeux et peuvent être caché par des
manoeuvres politiques.
·
valeurs et ethnocentrisme : jugements influencé par les critères
d’une société.
·
polysémie : propriété des mots à avoirs plusieurs sens, ce qui
engendre un mauvais dialogue
exemple :
humanisation : évacuer Dieu / prendre l’homme comme sujet / rendre plus
humain
Machiavel
(1469-1527)
« Le Prince » (écrit 1513-publié 1532)
Machiavel est un précurseur de la science politique.
C’est à dire qu’il est en avance sur son temps et qu’il a influencé le futur.
Il est selon les politologue le père fondateur de cette science. Dans ses
livres il veut montrer les relation entre politique et actions humaines.
Machiavel dédicace son livre (le Prince) à un
prince. Il y parle de son expérience en politique et l’utilise pour voir plus
loin.
« Le Prince » est moderne par :
·
son objet (acquisition et maintient du pouvoir sur un peuple et un
territoire)
·
acquisition (tout le monde à une disposition à être gouverné
·
commentaires sur l’entourage du prince (anticipation sur
l’administration et la bureaucratie)
·
autonomie du pouvoir (pas dépendre uniquement des armes et de
l’économie)
·
analyse vs. jugement (il vaut mieux comprendre ce qui est plutôt que de
disserter sur ce qui devrait être)
·
observation vs. à priori (conscience pour agir)
·
lois : relations et corrélations entre les problèmes (lois
scientifiques)
Machiavel tente-t-il d’expliquer une doctrine
politique ? Non car il ne tente pas de convaincre mais d’analyser.
Machiavel donne des cours de politique au prince
mais aussi au peuple.
Hobbes (1632 - 1704)
« Le Leviathan » (1651)
Hobbes part du principe que tout les hommes sont
égaux. C’est à dire qu’ils ont les mêmes intérêts et les mêmes passion. Il en
déduit que « L’homme est un loup pour l’homme ». Comme tous les
hommes veulent commander, pour vivre en paix ils délèguent leur pouvoir à
Introduction à la
science politique 31/10/97
l’état par un contrat. Cette délégation entraîne un
pouvoir absolu de l’état qui devient un monstre (Leviathan) Hobbes concilie le
pouvoir avec un contrat social.
Locke (1632 - 1704)
« Traité sur l’entendement humain » (1690)
« Traité sur le gouvernement civil »
(1690)
Locke est contre le pouvoir absolu autant humain que
divin et contre les vérités toutes faites. Locke est un défenseur de la
séparation des pouvoirs. L’homme délègue son pouvoir pour l’exécutif mais pas
pour le législatif. Le législatif à la prioIntroduction
à la science politique 03/11/97
Locke comme Machiavel est inspiré par les sciences
naturelles lorsqu’il élabore la science politique. Cependant il pense que
l’homme peut inventer lui même les règles du jeu (vs. sciences naturelles).
Montesquieu (1689-1755)
« L’Esprit des lois » (1748)
·
observation, relations, corrélation
·
polysémie du mots « loi » : sens juridique (objet de
recherche) / sens scientifique (méthodologie)
·
Montesquieu aime jouer avec les mots
·
« esprit » : c’est l’unité (régime politique, religion,
moeurs, population et système juridique)
·
Montesquieu avoir beaucoup observé lors de ses voyages
·
Il faut lier le particulier avec l’universel
·
importance des institution et de la séparation des pouvoir pour une
stabilité politique.
·
Le pouvoir est une fabrication humaine (réalisme) qui tend à se
concentrer en l’absence des institution.
·
La séparation exécutif ; législatif et judiciaire permet la
diminution des danger d’arbitraires
Tocqueville (1805-1859)
« De la Démocratie en Amérique »
(1835-1840)
« L’ancien régime et la révolution »
(1856)
·
Comparaison U.S.A. - France
·
Thème majeur : la démocratisation (observation / analyse
·
T. comprend la révolution française de par son voyage en Amérique
(politique comparée)
·
Passage du particulier vers le généralisable
·
Autres thèmes : fédéralisme
·
rôle de la ‘presse
·
association de citoyen
·
omnipotence de la majorité
·
importance des structures intermédiaire entre l’état et les citoyens
Marx (1818-1883)
« Manifeste du parti communiste » (1848)
« Critique de l’économie politique »
(1859)
« Le Capital » (1867)
·
Œuvre très vaste et peu spécialisée
·
œuvre basée sur les sciences naturelles, l’histoire et les théories
politiques, l’économie (théorie du capitalisme), la philosophie allemande
(Hengel) et l’importance du travail comme source de richesse
Dialectique : loi de développement
qualitatif non linéaire, c’est à dire basée sur les basculement pour faire
avancer l’histoire. Loi basée sur les contraires indissociables (thèse ;
antithèse ; synthèse). Marx donne comme exemple la dialectique du maître
et de l’esclave. D’abord le maître domine et ensuite l’esclave devenu
indispensable peut commencer à dominer indirectement. Marx à une ambition
matérialiste et veut faire changer les choses par l’action.
Matérialisme
historique et dialectique
Selon Marx, pour comprendre l’histoire il faut faire
attention aux conditions matérielles d’existences des gens.
Mode de production : force
productive : matière première ; instrument ; homme
rapport
de production : homme - nature / homme - homme
classes sociales : déterminée par les
modes de production
liées
mais antagonistes
bourgeoisie
vs. prolétariat
Les crises dans les modes de productions et la lutte
des classes entraîne une progression non linéaires.
Dynamisme social et
politique
La vie économique et les contradiction matérielles
sont les moteurs de l’histoire. L’infrastructure, composée de l’économie et de
la philosophie, sert de base ou de fondation réelle où s’élève l’édifice
juridique, politique, social et religieux :...la superstructure.
La théorie du reflet permet de dire que le pouvoir
est le reflet de la vie économique.
rité et l’exécutif le sert.
Introduction à la
science politique 7/11/97
Approche élitiste
L’approche élitiste est
moins ambitieuse que l’approche marxiste. Elle est basée sur les concepts
d’élite politique et de concentration du pouvoir.
Pareto (1848 - 1923)
« Traité de sociologie générale » (1916)
Selon Pareto il y a une
division naturelle entre l’élite et la masse, en cela il anticipe sur
l’apparition de la sociologie. Les décision humaines peuvent être divisée en
deux catégories : les décisions logiques et illogiques. La division élite
- masse fait partie de la deuxième catégorie. Pareto définit l’histoire comme
un « cimetière des élites ». En ce sens que les élites meurent et
sont remplacée par d’autres, ce qui permet l’évolution dans l’histoire. Ainsi
contrairement à l’idée marxiste le pouvoir ne vient pas du matériel. Pareto est
beaucoup critiqué pour avoir inspiré le fascisme mais il à aussi inspiré des
hommes de gauche pour la critique du régime communiste.
Mosca (1858 - 1941)
« Elément de science politique » (1896)
Comme Pareto, Mosca croît à
une distinction entre dirigeants et dirigés. Il utilise, pour définir l’élite,
le terme : « classe dirigeante politique ». Il utilise le mots
« classe » en allusion à Marx dans le sens où le pouvoir à un lien
avec des intérêts matériels.
« Formule
politique : une classe politique justifie son pouvoir en le fondant sur
une croyance ou sur un sentiment généralement accepté à une certaine époque et
à un certain endroit. »
Mosca rajoute à Pareto le
sens de l’histoire.
Mills (1961 - 1962)
« The power
elit » (1956)
Mills à la réputation d’être
un politologue anti-establishment. Comme les pluralistes, Mills voit le pouvoir
composé de trois cercles : militaire ; industrie ; politique.
Mais contrairement aux pluraliste il voit dans ces trois cercles une osmose ou
une communauté d’intérêts (seulement au sommet).
Approche pluraliste
Le pouvoir est séparé en
plusieurs catégories dirigeantes qui s’équilibrent entres elles. Cette
pluralité gouvernante est en rapport avec la pluralité de la base.
Dahl
« Who
governs ? » (1961)
Dahl à fait de nombreuses
observation et à vu que des groupes différents ont des pouvoirs variés. Ce qui
entraîne un équilibre et une autonomie des pouvoirs.
Introduction à la
science politique 7/11/97
Aron (1905 - 1983)
« Classes sociales, classes politique, classe
dirigeante » (1960)
Aron voit à l’est une unité
du pouvoir qui amène la dictature. Alors que à l’ouest le pouvoir est séparé en
nombreuses catégories :
·
politique
·
pouvoir spirituel (savant ; intellectuels)
·
armée ; police
·
gestionnaire du travail (gérant ; manager) contrairement à l’avis
de Marx ils ont du pouvoir sans détenir la ressource matériel.
·
meneur de masse
·
hauts fonctionnaires
Conclusion
Le pouvoir se concentre-t-il
ou se disperse-t-il ? La question est mal posée et les approches pour
répondre à cette question évoluent avec l’histoire.
Introduction à la
science politique 7/11/97
Approche élitiste
L’approche élitiste est
moins ambitieuse que l’approche marxiste. Elle est basée sur les concepts
d’élite politique et de concentration du pouvoir.
Pareto (1848 - 1923)
« Traité de sociologie générale » (1916)
Selon Pareto il y a une
division naturelle entre l’élite et la masse, en cela il anticipe sur
l’apparition de la sociologie. Les décision humaines peuvent être divisée en
deux catégories : les décisions logiques et illogiques. La division élite
- masse fait partie de la deuxième catégorie. Pareto définit l’histoire comme
un « cimetière des élites ». En ce sens que les élites meurent et
sont remplacée par d’autres, ce qui permet l’évolution dans l’histoire. Ainsi
contrairement à l’idée marxiste le pouvoir ne vient pas du matériel. Pareto est
beaucoup critiqué pour avoir inspiré le fascisme mais il à aussi inspiré des
hommes de gauche pour la critique du régime communiste.
Mosca (1858 - 1941)
« Elément de science politique » (1896)
Comme Pareto, Mosca croît à
une distinction entre dirigeants et dirigés. Il utilise, pour définir l’élite,
le terme : « classe dirigeante politique ». Il utilise le mots
« classe » en allusion à Marx dans le sens où le pouvoir à un lien
avec des intérêts matériels.
« Formule
politique : une classe politique justifie son pouvoir en le fondant sur
une croyance ou sur un sentiment généralement accepté à une certaine époque et
à un certain endroit. »
Mosca rajoute à Pareto le
sens de l’histoire.
Mills (1961 - 1962)
« The power
elit » (1956)
Mills à la réputation d’être
un politologue anti-establishment. Comme les pluralistes, Mills voit le pouvoir
composé de trois cercles : militaire ; industrie ; politique.
Mais contrairement aux pluraliste il voit dans ces trois cercles une osmose ou
une communauté d’intérêts (seulement au sommet).
Approche pluraliste
Le pouvoir est séparé en
plusieurs catégories dirigeantes qui s’équilibrent entres elles. Cette
pluralité gouvernante est en rapport avec la pluralité de la base.
Dahl
« Who
governs ? » (1961)
Dahl à fait de nombreuses
observation et à vu que des groupes différents ont des pouvoirs variés. Ce qui
entraîne un équilibre et une autonomie des pouvoirs.
Introduction à la
science politique 7/11/97
Aron (1905 - 1983)
« Classes sociales, classes politique, classe
dirigeante » (1960)
Aron voit à l’est une unité
du pouvoir qui amène la dictature. Alors que à l’ouest le pouvoir est séparé en
nombreuses catégories :
·
politique
·
pouvoir spirituel (savant ; intellectuels)
·
armée ; police
·
gestionnaire du travail (gérant ; manager) contrairement à l’avis
de Marx ils ont du pouvoir sans détenir la ressource matériel.
·
meneur de masse
·
hauts fonctionnaires
Conclusion
Le pouvoir se concentre-t-il
ou se disperse-t-il ? La question est mal posée et les approches pour
répondre à cette question évoluent avec l’histoire.
Introduction à la
science politique 17/11/97
Rappel de quelques questions plus
philosophiques :
·
Liberté de l’individu ?
·
rôle constructif des théoriciens ?
Modèle de Easton
élaboration des entrées
A.
exigences : (entraînent un stress)
·
expression
·
régulation
·
réduction
(Withinput anticipation des autorité ; boucle)
B.
soutient
·
à la communauté politique
·
au régime politique
·
aux autorité
Apport de Deutsch
« The nerves of governement » (1963)
Deutsch est systématiste, mais trouve le modèle de Easton trop
mécanique. Le système ne cherche pas uniquement à se maintenir, mais il évolue
avec une intention et un objectif. Gouverner signifie guider à partir
d’information concernant le passé, le présent et un but. En cela la rétroaction
est un processus circulaire d’essais, d’erreurs et de correction. Cette
rétroaction est basée sur quatre facteurs :
1.
le poids de l’information
2.
le retard de la réponse
3.
le gain de correction
4.
le décalage temps / but
C’est par ce système qui permet l’erreur, la correction et l’évolution
que Deutsch veut humaniser un modèle jugé trop mécanique.
Fonctionnalisme
Les fonctionnalistes veulent expliquer un élément par la fonction qu’il
exerce dans l’ensemble. Ou plutôt le tout explique la partie. Un des premier à
perler de ce courant, au XIX, est Spence. Avec Malinowski, ils créent le
fonctionnalisme absolu. Selon le quel tout organisme est appelé à se
complexifier et à se spécialiser. Malinowski (1884 - 1942), lui déclare que
chaque institution, trait culturel, apporte une contribution nécessaire à
l’ensemble. Cependant il commet une faute de logique qui rend impossible tout
développement en disant que tout élément est utile et nécessaire.
Introduction à la science
politique 17/11/97
Une critique constructive du fonctionnalisme absolu
Merton dans sa critique met en évidence la fausseté de trois
postulats :
1.
unité fonctionnel de la société (il y a des dysfonctionnement)
2.
fonctionnalisme universel (ce qui est positif pour une chose peut être
négatif pour une autre)
3.
nécessité (des choses peuvent être inutiles)
Merton introduit aussi de nouvelles notions :
1.
le fonctionnel vs le dysfonctionnel
2.
l’exigence fonctionnel (plus souple que le besoin fonctionnel)
3.
équivalent fonctionnel (deux choses peuvent avoir le même rôle)
4.
fonctions manifestes (conséquences voulues) vs fonction latente
(conséquences non voulues)
Un exemple d’analyse fonctionnel du politique
Almond dans les années 60 met sur pied une théorie du développement
politique. La structure politique est universel, c’est à dire qu’elle se
retrouve dans toutes les sociétés. Il met en évidences des exigences
fonctionnels de base (présentes partout).
1.
la capacité : la société doit pouvoir mobiliser et distribuer ses
ressources.
2.
la conversion des input en output
3.
maintient et adaptation
La structure est aussi multifonctionnel, une institution peut avoir
plusieurs fonctions et plusieurs institutions peuvent avoir une seule fonction.
Introduction à la science
politique 21/11/97
Explication vs compréhension
Explication :
Durkheim (1858 - 1917)
Durkheim participe à
une querelle de méthode avec, entre autres Max Weber. Faut-il en science
politique plutôt privilégier l’explication ou la compréhension. Ces deux
notions sont très proches. Cependant, la compréhension, dans le sens populaire
du terme, n’est pas liée à une démarche scientifique.
« De la division du
travail social » (1893)
« Règles de la méthode
sociologique » (1893)
« Le suicide » (1897)
Dans « de la
division du travail social », Durkheim pense que le travail est divisé non
pas pour le bien des travailleurs, mais pour une autre raison. Pour comprendre
il observe les changements et se base sur deux concepts : la solidarité mécanique
et la solidarité organique. La solidarité mécanique fonctionne dans les
sociétés primitives où tous les individus sont similaires. Cette solidarité est
généralement maintenue par la force. La solidarité organique s’est développée
dans notre société moderne où tous les individus sont différents. Elle a émergé
avec l’augmentation de la population et avec l’urbanisation. La solidarité
organique est possible grâce à la multiplication des communication et des
échanges.
Durkheim se réclame
d’une certaine démarche scientifique. « Il faut considérer les faits
sociaux comme des choses ». Mais d’abord qu’est ce qu’un fait
social ? « Une manière d’agir, de sentir, de penser extérieur à
l’individu et qui n’ayant pas l’individu pour origine ne peut avoir que la
société ». Il n’est pas organique, ni psychologique (le rôle de père, de
mère, la langue parlée).
Durkheim considère
les faits sociaux comme une chose dans le sens où il utilise les lunettes du
scientifique et se débarrasse de ses préjugés.
Explication :
Il faut expliquer le
social par le social et chercher la cause efficiente et non pas le fonction.
Démonstration : (« Le
suicide »)
Les sciences exactes
pour leurs expérimentations ont des laboratoires. Les sciences sociales ne
peuvent pas créer une société en laboratoire. Il faut donc recourir à une
expérimentation indirecte par l’étude des variations. Durkhein pour présenter
sa théorie utilise comme exemple le suicide. Quand, où et dans quel milieu
social se suicide-t-on ? Il découvre que les protestant et les gens
instruits se suicident plus. Il peut en conclure que le suicide est plus
répandu dans des milieu individualistes et qu’il correspond à un degré
d’intégration sociale.
Introduction à la science
politique 21/11/97
Max Weber (1864 - 1920)
approche compréhensive :
Cette approche est
en conflit avec l’approche explicative. Elle place le début du travail du
sociologue là où finit l’explication. Il faut commencer comme Durkheim, mais
aller plus loin sur la base des données récoltées. Il faut expliquer
causalement le déroulement et les effet de l’activité sociale, mais ensuit il
faut comprendre par l’interprétation.
Max Weber est marqué
par le dualisme allemand :
|
Naturwissenchaft |
vs. |
Geisteswissenchaft |
|
sciences naturelles |
|
sciences humaines |
|
expliquer |
|
comprendre |
Max Weber pour
simplifier et classifier les faits sociaux invente un modèle rationnel,
ensemble pertinent de traits significatifs constituant un instrument de
connaissance par abstraction : l’idéaltype
(type idéal). Les relations doivent être établies sur un plan causal et
significatif.
Démonstration :
« L’éthique protestante et l’esprit du
capitalisme » (1905) Dans ce livre, Weber montre dans le temps et l’espace le
rapport protestantisme et capitalisme.
Idéaltype : (type d’autorité et de domination)
Rationnelle - légale :
1.
rationalité, principes légaux, règles formelles et impersonnel
2.
fonctionnaires spécialisé, « compétences », documents écrits
3.
administrés, citoyens
traditionnelle :
1.
bien fondé de la tradition
2.
personnes détenants leur statu par la tradition
3.
sujets
Charismatique :
1.
qualité spéciale de chef, attachement « irrationnel » ou
affectif
2.
...
3.
partisans, adeptes
Introduction à la science
politique 28/11/97
Dans la démarche
explicative et compréhensive l’important est la recherche d’une démarche
scientifique. Ces deux démarches sont justes et se complètent. La technique de
Durkheim permet de dépasser les prérequis. Pour atteindre une démarche
scientifique il faut balancer entre le particulier et l’universel. Le
particulier éphémère du moment humain et l’universel atemporel des loi
scientifiques.
Psychologie et politique
introduction
Il y a deux
définition de la socialisation : la plus moderne (collectivisation des
moyens de productions) et la plus ancienne, utilisée en science politique
(transformation d’un individu en être social et politique).
Les concepts de
macro et micropolitique sont très proches et se chevauchent souvent. La
macropolitique est l’étude des structures et la micropolitique étudie plutôt le
comportement d’un individu en particulier.
La méthode de
Durkheim met en évidence le rapport très fort entre la subjectif et l’objectif.
En étudiant l’objectif, on apprend beaucoup sur le subjectif. Cette méthode fut
utilisée pour étudier l’influence des moyen de communication de masse sur la
démocratie. L’idée de subjectif se retrouve aussi dans la « prédiction
créatrice ». Découverte en 1918 au U.S.A au travers d’une étude, elle veut
que une personne bien intégrée dans un pays, si elle émigre soit aussi bien
intégrée car elle s’imagine bien intégrée et le devient. Alors qu’un personne
déjà mal intégrée ne pourra pas s’imaginer bien intégrée dans un autre pays et
ne la sera pas.
Toutes ces études et
ces observations scientifiques amènent toujours à des questions plus
philosophiques.
Apports de théories concernant la biologie et l’éthologie.
C’est à dire la
science du comportement animal. Des hommes comme Lorenz qui a écrit « Une
Histoire naturel du mal » ont l’idée de comparer les hommes et les animaux
pour découvrir les spécificité de l’homme. Le concept de culture de chaque individu
acquiert là une grande importance.
Behaviorisme
Le behaviorisme , du
mots anglais pour comportement, étudie le comportement observable en relation
avec le milieu. Pavlov étudie le réflexe conditionné, c’est à dire une réaction
sans réflexion. Le fait que l’on puisse commander les réflexe plaît au gouvernement
de l’U.R.S.S. Watson lui aussi pense que l’on peut agir en douceur sur les gens
(acteur = ensemble des réponses pour s’adapter au milieu). Skinner
(renforcement) et Dollard (agression) sont aussi des écrivains behavioristes.
Psychismes et besoins humains
Freud pour la
première fois introduit la notion d’inconscient dans l’explication du
comportement humain . Adler un de ses élèves, se penche sur l’interaction entre
les individu (sentiment d’infériorité et de puissance) alors que Freud s’était
uniquement intéressé à l’individu seul. Adler est suivit par Allport et Roger
qui définissent une psychologie sociale (étude des préjugé)
Introduction à la science
politique 28/11/97
Maslow définit la
hiérarchie des besoins selon la quelle tout humain a certains besoins de
différentes importances.
·
Les besoins essentiels
·
Les besoins de sécurité
·
Les besoins d’appartenance
·
Les besoins d’estime et de reconnaissance
·
Les besoins d’accomplissement de soi
Cette hiérarchie des
besoins est un processus dynamique où il faut passer du début à la fin, du plus
matériel au moins matériel.
Personnalité - attitude - opinion
·
personnalité : configuration de traits propres aux membres d’un
groupe ou d’une société et qui se manifestent par un style de vie.
·
attitude : disposition à répondre de la même manière à certaines
situations
·
opinion : assertion qu’on accepte ou qu’on rejette.
Ces trois caractères sont ordonné du plus
complexe au plus simple.
Une étude sur la personnalité :
Adorno, « la personnalité
autoritaire » (1950)
N.B.
Le Bon, « Psychologie des foules »
(1895)
Introduction à la science
politique 01/12/97
Processus de socialisation
La socialisation est
un processus qui forme et transforme les attitudes et les opinions. Il dure
toute une vie. Cependant les étude se sont surtout intéressées au début de ce
processus : l’enfance et l’adolescence. Cette en cela que ces études sont
limitées.
Résultats d’études
Les études ont
révélé que le sentiment d’identité nationale apparaît très tôt. Il faut
apparenter ce sentiment au besoin d’appartenance mis en évidence par Maslow. A
la pré-adolescence, l’enfants est capable de reconnaître des symboles et des
éléments d’institutions politiques.
Les agents de la socialisation
La socialisation à
deux agents principaux : la famille et l’école. La Famille transmet
énormément sur le plan politique, surtout des valeurs. L’école influence les
enfants par le contenu de ses cours et le fonctionnement de sa structure. C’est
à l’école que l’on a le premier contacte avec la vie en société et que l’on
découvre la hiérarchie (autant entre élèves et professeur que entre élèves eux
mêmes).
La
« transmission » passe par un héritage culturel des normes et des
valeurs. C’est le famille qui joue, en grande partie, de manière implicite ce
rôle. La familiarisation est une imposition douce et insidieuse.
L’acquisition passe
par les faits observés, appris et expérimentés. L’école enseigne cela de
manière explicite. L’inculcation se retrouve dans un discours délibéré.
Cependant il faut nuancer car les rôles de l’école et de la famille sont très
proches.
La famille et
l’école font, en général passer des notion conservatrices. Cependant c’est la
pluralité des agents de socialisation qui permet, par comparaison, de découvrir
des valeurs innovatrices.
Easton
Easton, en rapport
avec son modèle, définit la socialisation comme un soutient au système qui
réduit le stress et entraîne la stabilité. En cela il valorise le conservatisme
(trop selon certains).
Bourdieu
Bourdieu critique
beaucoup le pouvoir en place. Il transpose l’approche marxiste dans le concept
de socialisation. La socialisation reproduit l’inconscient de classe et donc
maintient les inégalités. La reproduction des classes sociales, sous forme
d’imposition douce et insidieuse, passe par la famille et l’école. La
socialisation devient donc l’équivalent fonctionnel de la contrainte physique.
Bourdieu la nomme la violence symbolique.
Introduction à la science
politique 01/12/97
Percheron
Annick Percheron à
été influencée par Piaget. Il s’intéressait à la formation de l’intelligence
chez les enfants et a définit l’intelligence comme un moyen de s’adapter aux
contraintes sociales. Donc lorsqu’il se fait « socialiser » l’enfant
n’est pas passif.
Percheron pense que
la socialisation est un processus d’insertion sociale. Elle met en doute la
reproduction des classes de Bourdieu par cinq définition de la
socialisation :
1.
Toutes socialisation est datée, donc relative. Elle est inscrite dans
un contexte historique et n’est pas universelle ni atemporelle.
2.
La socialisation est un enjeu de conflit entre plusieurs acteurs.
3.
La socialisation n’est pas seulement une accumulation de connaissances.
Elle doit être critiquée et triée.
4.
La socialisation n’est pas un apprentissage de comportement.
5.
La socialisation n’est pas une reproduction à l’identique.
En effet deux mêmes
comportement peuvent avoir deux significations différentes
Héritage : oui !
Reproduction :
non !
Continuité :
peut-être ?
Introduction à la science
politique 05/12/97
Les agents de
socialisation sont aussi la télévision et les journaux cependant la famille et
l’école restent les agents les plus significatifs.
Comportement
Participation
La participation
opposée à l’abstention est le degré d’engagement dans la vie politique. Cette
valeur, crée au XVIII, est importante car elle est observable après chaque
scrutin, mais surtout car elle est fondatrice de la démocratie. Avant le XVIII,
les représentants étaient élu au hasard ou choisi. La participation n’avait pas
d’importance. Elle a acquis sa valeur en raison de la prise en compte par les
gouvernements de leur représentativité et de leur légitimité. Les dirigés y
sont aussi devenu sensibles.
Pour les
politologues la participation est importante. En effet une chute de la
participation pose des questions sur la légitimité et sur la réalité du pouvoir
populaire. Cette participation a varié dans le temps te dans l’espace. Elle n’a
jamais été universel, ni satisfaisante.
Interprétation
Une participation
basse entraîne un conflit entre des valeurs idéales et la pratique. La
représentativité des scrutins n’est plus assurée car la non participation n’est
pas répartie au hasard dans les couches sociales.
Key
Les concepts
introduit par Key sont ceux de « stratification politique » et de
« sentiment d’efficacité ». La stratification politique ressort du
constat empirique que tous les citoyens ne participent pas également à la vie
politique. Il y a une hiérarchie de la participation suivant les couches
sociales.
Le sentiment
d’efficacité influence aussi la participation car certaines personnes ne votent
pas en pensant que ça ne sert à rien.
Bourdieu
Bourdieu introduit
le sentiment de « compétence et / ou d’efficacité ». Ce sentiment est
la traduction subjective de la position sociale objective. Ce sentiment est un
exemple de « projection créatrice » vue précédemment. Il est aussi en
rapport avec la socialisation selon Bourdieu.
Un niveau
d’instruction élevé permet la disparition de la disparité du sentiment
d’efficacité entre les groupes sociaux. L’éducation permet un meilleur
maniement des concepts politiques et donne un sentiment de capacité à ceux qui
la détiennent.
Le comportement électoral
Il est une
spécialisation à lui tout seul
Introduction à la science
politique 05/12/97
Choix
Lazersfeld et
al. : « Voting / The People’s choice / Personal influence »,
(années 50)
La question posée
par Lazersfeld est de savoir comment les gens font leur choix avant un vote. Il
voulait d’abord étudier l’influence des médias et de la propagande sur les
individu, qu’il croyait grande. Cependant il a découvert que la majorité des
personnes demandent l’avis d’un proche. Cette minorité qui écoute les médias et
fait seule son choix influence ensuite la majorité. Les personnes qui composent
cette minorité sont nommé les « leaders d’opinion ».
Introduction à la science
politique 11/12/97
Constitutions et
institutions
Les thèmes de constitutions et d’institutions
relèvent de la macro-politique, dont le sujet habituel d’étude est la structure
de la société. Cependant la séparation entre la macro et la micro-politique est
très floue, ce qui entraîne de nombreux mélanges.
Les institutions américaines et européennes
sont très semblables.
Institution :
·
chose instituée (établie de manière durable)
·
créée (code vs. nature)
·
durable (structure vs. conjoncture)
·
Ensemble des formes ou structures telles qu0elles sont établies par les
lois te les coutumes.
Instituions politique :
·
structure politique telle qu’elle est définie dans la constitution
Constitution :
·
charte, texte fondamentaux qui déterminent la forme du gouvernement
d’un pays. Elle est crée à partir d’un état naturel.
La séparation des pouvoirs
Ce thème est abordé pour la première fois au
temps de la Grèce antique. Il s’oppose à un état à hiérarchie verticale et pour
la stabilité sans l’opposition.
Locke propose la séparation entre l’exécutif
et le législatif. L’exécutif contrôle par l’état est opposé au législatif au
travers du quel le peuple garde une partie de ses pouvoirs
Montesquieu affine l’idée de Locke en
proposant la séparation exécutif, législatif et judiciaire. Le législatif doit
être séparé en deux chambre de manière à mieux représenter la complexité de la
société. Le pouvoir judiciaire sert d’arbitre aux deux premiers pouvoirs.
« Seul le pouvoir arrête le
pouvoir ! »
« Il faut que par la disposition des
choses le pouvoir arrête le pouvoir ! »
Inscription
(réalisation ?)
Les Constitutions ou textes fondamentaux sont
rédigées à plusieurs dates différentes : la première aux U.S.A. en 1787,
la seconde en France en 1791 et la dernière pour l’Union Européenne. Elles sont
toutes basées sur le principe des poids et contrepoids (checks and balances)
qui sont un indicatif de la réalité de la séparation des pouvoirs.
Réalisation idéale :
1.
séparation des pouvoirs
2.
égalisation des pouvoirs
3.
division du travail mais avec une grande coopération
Il y a plusieurs séparation des
pouvoirs : la séparation horizontale entre les trois fonctions et la
séparation verticale. Cette séparation verticale est le fédéralisme et est
plutôt une division du pouvoir au niveau géographique.
Introduction à la science
politique 11/12/97
Genèse de la constitution
U.S.
La déclaration d’indépendance de 1776 marque
la rupture avec les pays colonisateurs. De 1781 à 1787, les « articles de
la confédération » sont utilisés. Ils ne sont pas vraiment une
constitution. Ils prévoient une
assemblée délibérative : le congres. Cette première tentative se solde par
un échec.
La convention de Philadelphie est réalisée en
1787 à l’initiative de George Washington. Elle recherche l’efficacité sans
l’oppression. Elle est faite en trois mois par 55 personnes, ce qui est très
peu. Cette constitution sera adoptée en
1789 et ratifiée en 1791. Elle apporte des réponses nouvelles à des exigences
contradictoires. « Esprit animé d’un réseau d’intention qui non seulement
admet mais encourage implicitement des interprétations concurrentes. »
Contrairement aux articles de la confédération, il a fallu rétablir un
exécutif.
Introduction à la science
politique 15/12/97
Révolution
non sanglante
Une révolution non sanglante est le
changement d’un état à un autre. La séparation du pouvoir, système qui combat à
tout instant la concentration du pouvoir, à véritablement été mise en place
délibérément à partir du XVIII.
Pouvoir
législatif U.S.
Le congres
|
Deux chambres : |
La chambre des représentants (représentant le peuple) |
Le sénat (représentant les états) |
|
âge minimum |
25 |
30 |
|
mandats |
2ans |
6ans |
|
représentation |
par rapport à la population d’un état |
deux par état |
Leurs rapports sont basés sur la
différenciation et la coopération. La chambre des représentants est plus
hiérarchisée que le sénat et elle à le contrôle sur le budget. Le sénat quand à
lui à le contrôle, en collaboration avec l’exécutif, sur les affaires
étrangères. Ces deux chambres collaborent plus facilement car les sénateurs
,généralement, ont commencés leur carrière à la chambre des représentants.
Pouvoir (limite et
potentiel)
L’article 1 définit le congrès. Tous les
pouvoirs législatif lui seront confié, sauf ceux des états. Le congrès détient
le contrôle du budget et des affaires étrangères. Le première article prévoit
la possibilité de la révocation du président par le congrès.
Le congrès à la responsabilité du « bien
être général », c’est à dire de l’évolution de nouveaux problèmes. Il peut
nommer les commissions et caucus. Son pouvoir à tendance à s’étendre en raison
de ses ressources et moyens considérables.
N.B.
Selon les pays le rapport législatif /
exécutif varie. En comparaison, le congrès est plus puissant que les autres
parlements.
Pouvoir
exécutif U.S.
Présidence :
Dans l’exécutif seul le président et le
vice-président sont élu. Le reste est nommé par leurs soins. Seul le président
à une existence constitutionnelle.
Pouvoir (limite et
potentiel)
L’article 2 dit : « Le pouvoir
exécutif sera confié à un président. » La durée de son mandat est de 4 ans
et l’âge minimal pour accéder à cette place de 35 ans. Il peut être destituer
par le congrès, mais ne peut pas le dissoudre.
Introduction à la science
politique 15/12/97
Le président est responsable au niveau du
gouvernement fédéral et non pas au niveau des états.
Il nomme les fonctionnaires et les juges,
ratifie les traités internationaux, commande les armées et a un droit de grâce.
Il peut recommander des mesures législatives au congrès, mais n’a pas de droit
de veto.
Cependant la plus grande innovation est qu’il
soit élu.
Mode d’élection
Le président est élu en 2 étapes. Le peuple
élit le collège électoral qui à son tour élit le président. Le collège est
composé de 538 grands électeurs. Le majorité absolue a été fixée à 270 voix.
Singularité du président :
Parmi l’exécutif il est le seul élu. Et il
est le seul élu à être à la tête de l’exécutif.
« Le président à des concurrents partout
mais pas d’égal. »
Introduction à la science
politique 19/12/97
Pouvoir judiciaire U.S.
La cour suprême
Le pouvoir judiciaire n'a pas vraiment sa
place dans la politique. Il doit être impartial, la politique est par
définition partiale. Il doit dire ce qui est bien, elle doit agir et faire.
Caractéristiques
La cour suprême est le sommet d'une double
hiérarchie. Elle a une existence constitutionnel. Elle est composée de 9 juges
non élus: 8 associate Justices et 1 chief Justice.
Pouvoirs (limites et potentiel)
Article 3:
pas de limite de mandat donc il y a une
grande longévité.
Les juges sont nommés par le président et le
sénat. Ils peuvent être révoqués.
Leur juridiction est limitée à la cour
d'appel fédérale.
Par certains jugement la cour suprême peut
influencer la politique.
Elle a une légitimité même si ses membres ne
sont pas élus car elle à un rôle d'arbitre, elle traite des cas particuliers et
elle doit être saisie. Elle n'a donc pas d'initiative.
Ses fonctions sont le contrôle de la
constitutionnalité et elle est la gardienne de la constitution. Elle a une
autorité morale.
La jurisprudence est prudente mais il y a
parfois de renversement de doctrine.
Introduction à la science
politique 12/01/98
Les institutions européennes
Genèse:
Le but de la comparaison est de comprendre.
Le but de la constitution des U.S.A. est de créer un état efficace mais
pas tyrannique. Pour l'U.E. le but est de créer une souveraineté européenne
sans détruire la souveraineté de chaque pays.
URWIN, Derek, The
community of Europe.
Http://Europa.EU.INT
En 1920, Coudenhove-Kalergi lance pour la première
fois l'idée des "Etats-Unis d'Europe".
En 1946, à Zurich, Churchill plaide pour l'union et
pour la création d'un conseil européen.
En 1947, le plan Marshall permet la réunion de tous
les pays d'Europe.
En 1949, Le conseil de
l'Europe est crée. Il est composé, pour l'exécutif, d'un comité des ministres, pour le législatif, d'une assemblée parlementaire consultative et, pour le
judiciaire, d'une cour européenne des droit de l'homme.
L'assemblée parlementaire consultative n'est pas un parlement car elle ne doit
pas prendre de décisions.
En 1951, Monnet et Schumann créent la CECA: "Communauté européenne du charbon et de l'acier".
C'est une ébauche d'état fédéral, sous les aspect d'une organisation de
commerce. Cette communauté est composée d'une "haute
autorité" qui se sépare le pouvoir exécutif avec le "conseil des ministres". L'exécutif est séparé
entre un pôle communautaire et l'autorité de chaque pays représenté chacun par
un ministre. "L'assemblée parlementaire
consultative" représente le pouvoir législatif. De plus une "cours de justice" est crée.
En 1952, la CED ("communauté
européenne de défense") choque l'opinion publique. Cette tentative
de création d'une armée européenne va trop loin et jette le discrédit sur la
construction européenne. L'échec de 1954, ralentira durablement cette
construction.
L'Europe hésite entre
coopération et intégration
intercontinental et
supranational
économie et
politique.
Spaak préconise la coopération par le marché
commun (CEE) et Euratom (CEEA).
1957: Les traités de
Rome
L'Europe y est définie comme moins
supranationale. Le conseil des ministres est
plus fort et chaque souveraineté a un droit de veto. Une commission est mise sur pied. L'assemblée parlementaire consultative et la cour de justice sont gardées.
Dans les années 60, la CECA, CEE et CEEA fusionnent pour créer les communautés européennes. L'élargissement de cette
union marque un pragmatisme caractérisé par le profile bas. L'union n'est pas
plus resserrée mais elle s'étend.
Introduction à la science
politique 12/01/98
1987: L'acte Unique
Il concilie coopération et intégration. L'Europe communautaire explore
de nouveau domaines comme la cohésion économique et sociale, la politique
sociale, l'environnement, les sciences et la technologique. Le droit de veto
laisse peut à peut la place à la majorité qualifiée. L'acte unique
institutionnalise le rôle du conseil européen.
Le parlement à des pouvoirs accrus.
1992: Traité de
Maastricht
Il officialise le nom d'union européenne.
Ordre d'entrée:
·
1957: (Six) Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, France, Allemagne, Italie.
·
1973: (Neuf) Grande-Bretagne, Irlande, Danemark.
·
1981: (Dix) Grèce.
·
1986: (Douze) Espagne, Portugal.
·
1995: (Quinze) Suède, Finlande, Autriche.
|
Attention: Ne pas
confondre |
|
(Vieux continent) Institutions européennes ·
Conseil de l'Europe ·
Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe ·
Cour européenne des droit de l'homme |
(les Quinze) Institutions de l'U.E. ·
Conseil européen ·
Parlement européen ·
Cour européenne de justice |
Introduction à la science
politique 16/01/98
Les institution de
l'U.E.
Le fait de voter à la majorité plutôt qu'à
l'unanimité est un pas vers l'union et vers une moindre importance des
souverainetés nationales. L'entrée des pays du sud a obligé l'union à faire un
peu plus de politique pour éviter de trop grandes différences entre les riches
et les pauvres.
Le pouvoir législatif de l'U.E.
Le parlement Européen:
Caractéristiques:
Le pouvoir législatif a tout d'abord été une
assemblée et il est ensuite devenu un parlement. Dans les traités de Rome, le
concept d'assemblée est cité en premier ce qui montre bien le but éminemment
politique que poursuivaient les pères fondateurs de l'union. Jusqu'en 1979,
l'assemblée n'est pas composée d'élus mais de parlementaires de chaques pays
désignés pour l'occasion. Il y a donc un manque flagrant de légitimité
populaire. A partir de 1979, les parlementaires sont élus au suffrage
universel. Ils représentent 370 millions de personnes. L'assemblée a voulu
s'autoproclamer parlement à partir de 1979, elle le devient au moment de l'acte
unique.
Les sièges du parlements se trouvent à
Strasbourg pour les réunions pelletières, à Bruxelles pour les réunions des
commissions et au Luxembourg pour l'administration du parlement. Les mandats
des députés sont de 5 ans, non cumulables. Ils deviennent des "eurodéputés".
Fait rare, le parlement n'est composé que d'une seule chambre. Cela est
étonnant car la deuxième chambre d'un état à toujours eu une sensibilité
fédérale qui conviendrait bien à l'esprit européen. Dans la chambre les 626
députés sont répartis par partis et par nationalité. La répartition partisane
se fait entre 9 groupes. Ce système est hybride entre un système bipartisans et
multipartisans. Aucun partis n'est négligeable, cependant deux partis dominent:
le PSE (partis des socialistes européens) et le PPE (partis populaire européen)
de droite.
Pouvoir (limites et
potentiels)
En 1984, Spinelli inspire au parlement un
projet de "traité du parlement européen". Il a pour but de créer une
vraie constitution. Il recèle deux grandes innovations: la chambre haute et la
subsidiarité.
L'Europe ne doit pas dépendre des ministres
nationaux. La chambre haute aurait représenté les états nations. La
subsidiarité dit que le centre politique doit s'occuper seulement de ce qu'il
fait mieux que les périphéries. Il faut séparer les pouvoir et prendre en
considération les sensibilités nationales. Bruxelles ne doit s'occuper que des
choses essentielles pour l'union.
Cette proposition a passé devant le
parlement, mais a été rejetée par le conseil. Depuis cette échec l'évolution a
été plus lente mais elle poursuit le sens qu'a voulu lui donner Spinelli. C'est
à dire donner plus de poids au législatif contre l'exécutif. Pour augmenter le
pouvoir du parlement on lui a donné le pouvoir budgétaire et la "motion de
censure". Par cette motion de censure il peut contrer l'exécutif, mais
seulement la commission alors qu'il est plus porté à la soutenir. Cette motion
n'a jamais été utilisée. Le parlement possède aussi le contrôle et
l'investiture de la commission. Il a aussi le pouvoir de codécision avec le
conseil. Le conseil a
Introduction à la science politique 16/01/98
encore l'initiative mais il ne peut plus ignorer le parlement. En 1990, ont eu
lieu les assises communautaires: la rencontre entre les parlementaires
européens et leurs collègues nationaux.
Pouvoir exécutif de l'U.E.
Le(s) Conseil(s)
Le conseil européen et le conseil des
ministres sont les pôles intergouvernementaux et les instances suprêmes. Le
conseil européen est composé des 15 président de chaque pays et du président de
la commission. Le conseil des ministres se tient sur un sujet précis avec les
15 ministres concerné et le commissaire concerné. Les conseils se réunissent
deux fois par ans. La présidence est de 6 mois et elle est tenue par une
troïka. Le président est soutenu par l'ancien et le futur président.
Les décisions sont prises de trois manières:
à l'unanimité, à la majorité simple ou à la majorité qualifiée. La plus
fréquente est la majorité qualifiée est la plus fréquente, ainsi les grands
pays ont plus de voix que les petits.
Pouvoirs (limites et
potentiels)
Le conseil est au sommet de la hiérarchie. Il
détient l'exécutif et le droit d'initiative qui fait partie du législatif. Il y
a une sorte de cumul des pouvoirs. Le conseil représente le pôle
intergouvernemental, de par la prééminence des souveraineté. Pourtant au fil du
temps il apprend l'union.
La Commission
C'est le pôle communautaire. Formellement
elle est un peu en retrait par rapport au conseil. Elle siège à Bruxelles. Elle
est composée de 20 commissaires nommés par les états, deux pour les plus
grands, dont un qui est nommé par tous les états président. Les mandats sont de
5 ans non cumulables, mais renouvelables.
Pouvoirs (limites et
potentiels)
La nomination un peu démocratisée:
investiture du parlement européen, quelques député, composition actuel de 5
femmes et 15 hommes. Ils ont la charge de 20 directions générales qui cumulent
3 fonctions: une fonction exécutive, une fonction législative par les impulsion
et une fonction judiciaire comme gardienne des traités. La séparation des
pouvoirs est mal suivie.