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Lénine, Vladimir Oulianov Iliitsch (1874 – 1924)Sa vie
Son père est
professeur de mathématique, sa mère une petite bourgeoise. Comme la plupart
des socialistes, il ne vient donc pas d’une famille prolétaire mais bourgeoise.
Il étudie le droit. Son frère est exécuté par les troupes du Tsar. Lénine est
marxiste-kautskiste (variété de marxismes). Il est déporté à la Sibérie, puis
s’exile à Genève (1900) où il
fonde une association. En 1903/4 se
passe le fameux Congrès des socialistes à Londres où Lénine provoque la scission
entre « Bolchevique » et « Menschevique » (Trotzky,
président du Congrès, est Menchevique). Lénine veut
rejoindre la 1e révolution russe (1904 – 05),
mais il vient trop tard. Il faut un
détour en philosophie « énérgetiste » (unité de la matière et
l’énergie). Lénine adhère
au matérialisme dialectique (historique) d’Engels. En 1914, il veut
tourner la guerre impérialiste dans une guerre contre la bourgeoisie. Les
socialistes devraient prendre opposition à cette guerre au niveau
international. Il emprunte quelques idées sur l’impérialisme des
économistes bourgeoises Hobson et Hilferding. Après la
révolution de février 1917, Lénine
part de la Suisse pour la Russie pour y prendre le pouvoir dans un coup
d’Etat (révolution d’octobre). Il conclut une paix séparée avec l’Allemagne. Œuvres : Que
faire ? (1902) ; Impérialisme,
stade suprême du capitalisme (1916) Apports de Lénine au marxisme
1)
Une
nouvelle géographie du marxisme
Marx a prévu le
stade capitaliste pour chaque pays avant d’arriver au stade socialiste. Selon
Lénine, le capitalisme travaille sur le niveau international, et ce
n’est plus le pays le plus développé (Marx), mais au contraire le pays le
plus faible dans la chaîne du capitalisme et de l’impérialisme mondial où la
révolution va se passer. (i.e. Chine, Inde, Russie). 2)
Renouvellement
de la stratégie marxienne de la révolution
Lénine
introduit des révolutionnaires professionnelles, une élite
intellectuelle qui va faire la révolution (le Parti). Elle ne va pas
se passer spontanément. Notre héros a
une grande méfiance contre les ouvriers organisés en syndicats, devenant des
« partenaires sociaux » de l’ennemi capitaliste. Lénine conteste
vivement le révisionnisme. 3)
Une
alliance du prolétariat avec la paysannerie
Ici il complète
Marx et ajoute au prolétariat (marteau) les paysans (faucille). Cette
conjonction représente le symbolisme marxiste-léniniste. Naturellement
les deux doivent être guidés par le Parti. 4)
L’imposition
d’une doctrine philosophique officielle (le
« diamant »)
Le matérialisme dialectique (historique) comme
religion du marxiste-léniniste, et le Parti communiste comme son
« église ». Henri de Man (1885 – 1953)
Homme politique
et publiciste socialiste, professeur de psychologie sociale. Révisionniste
selon Bernstein. Le Belge vient d’une famille bourgeoise qui prospère dans la
navigation. Les trois filles de cette famille sont des « mères »
comme modèle collectif avant la lettre. Il rejoint la Jeune Garde Socialiste
à Anvers. Exclut de l’université, il travaille dans une usine en Allemagne et
épouse une ouvrière. Il collabore à un journal d’extrême gauche avec
Liebknecht et Trotzky. En 1911, il retourne en Belgique après avoir fait son
doctorat. La guerre
Il est
premièrement un militant marxiste marqué de Kautsky. De Man devient
interprète aux réunions syndicalistes. Il est pacifiste et internationaliste par principe, contre la guerre
et pour une grève générale. Mais quand il voit l’attitude des
social-démocrates allemands et l’agression allemande envers la Belgique, il
devient – deux jours après l’assassinat de Jaurès -
volontaire dans l’armée belge. En 1917, Henri
de Man a des discussions à Pétrograde avec le nouveau gouvernement de
Kerensky qu’il essaie de convaincre de ne pas conclure une paix séparée avec
l’Allemagne. Après cette
mission il est envoyé aux Etas-Unis pour étudier le système industriel
américain, en voulant l’adopter pour la Belgique. L’étude sur le meurtrier
(arme militaire) fait part de sa mission. On le considère comme espion,
et on le renvoie à la Belgique comme « persona non grata ». Après la
guerre, il s’exile au Canada et aux Etas-Unis (professeur à Seattle). Lors de
son retour en Belgique il trouve une germanophobie qu’il veut combattre. Il
rejette fortement une politique « revanchiste » contre l’Allemagne.
Il part pour sa patrie intellectuelle. Il publie aux Etas-Unis un œuvre sur
la première guerre mondiale (1919). « La psychologie du
socialisme »
En Suisse, il
écrit La psychologie du socialisme (au-delà du marxisme) en 1926. Il veut
créer un choc psychologique pour un renouvellement du mouvement socialiste.
Il faut, selon Henri de Man, dépasser le marxisme sans le nier, mais il faut
le réviser. Il met en question les postulats du« marxisme
vulgaire » : 1)
La
lutte de classe comme base de la société ? La lutte des classes n’est pas valable, parce
que les socialistes viennent de la bourgeoisie. Le socialisme ne vient
pas des ouvriers, mais il est pour les ouvriers. 2)
L’idéologie
comme la base de l’économie ? De Man constate que les ouvriers n’ont pas pris conscience des
phénomènes économiques, mais il ont le sentiment d’exploitation
(psychologie). La solidarité ouvrière n’est pas pour leurs intérêts
économiques, mais pour leurs valeurs éthiques de justice sociale. Il utilise la psychologie de profondeur
(Freud : complexe d’Œdipe ; Jung : archétype ;
Adler : les organes et leur influence : infériorité organique
surcompensé par le psychisme ; volonté de puissance ; relation avec
le sentiment de la communauté) Ce que
contredit la doctrine marxiste : 1) Intégration graduelle dans la communauté
nationale 2) Le mouvement est passé à un esprit réformiste. 3) La libération se passe par
l’assimilation de la culture dominante (bourgeoisie) ; imitation
avant création. Conclusion du
livre : 1)
Christianisme,
démocratie et socialisme sont des idées qui vont dans la même direction. 2)
« Il
n’y a rien de plus réel dans l’homme que l’influence divine et la loi
morale ». Transcendance. « L’idée
socialiste »
Dans cet
ouvrage publié en 1933, il
remonte dans le Moyen âge pour y trouver les apports pour le socialisme. Il
faut renoncer aux programmes des partis socialistes, selon lui. Il y a
un programme maximum (utopie), et un programme minimum (pour participer au
gouvernement). Il s’oppose à faire la distinction entre le possible et
l’impossible. Il suggère un plan qui réalise tout mais dans un ordre
chronologique. Tout d’abord,
il faut accepter le secteur privé dans l’économie Le secteur public
(monopolistique) devrait comprendre les banques, finances, etc. Il suggère
une réforme du gouvernement belge d’un gouvernement politique à un
gouvernement économique. En 1933, plan
des ouvriers belges de planifier la production par les syndicats. Dans le gouvernement
En 1935, Henri de
Man entre dans un cabinet de coalition avec les christ-démocrates dirigé par
Van Zeeland. Il prend le ministère relatif au chômage et puis le ministère
des finances. Il est favorable à une stricte neutralité et pour un socialisme-national.
Il se réfugie après 1939 en France et en Suisse où il reçoit l’asile
politique. |
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