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Thomas Hobbes
(1588 – 1679)
Nouveau contexte au 17e
siècle
C’est un
ensemble de découvertes qui donnent naissance à une mécanique rationnelle,
la Création étant perçue comme écrite en langage mathématique. D’où l’idée de
philosophie naturelle et de théologie naturelle dans le
prolongement de la mécanique rationnelle. La mécanique est la science reine.
Les exemples les plus célèbres : o
Nicolas Copernic,
1543, précurseur de la Révolution scientifique o
Galileo Galilei,
1610, fonde la physique moderne, découvre les lunes de Jupiter o
Jean Kepler,
1627, astronome o
René Descartes,
1637, dualisme esprit-matière o
Isaac Newton,
1687, couronnement de la Révolution scientifique, notion de masse, trois lois
du mouvement, etc . La nouvelle
science contribue aussi à une nouvelle art de la guerre. Hobbes : L’homme, sa vie,
son œuvre
Il interprète
d’une manière matérialiste et mécaniste la Révolution scientifique
(tributaire à Copernic, Galilée et Kepler) par un esprit marqué par Démocrite
(penseur atomiste, matérialiste, déterministe) et Epicure (comme plus tard
Karl Marx). Hobbes est
frappe par l’expérience de la guerre civile : « La crainte et moi,
nous sommes deux jumeaux ». Plusieurs
publications ; séjour en France comme précepteur du futur Charles II,
roi de 1660 à 1685. En 1651, publication
du Leviathan. Le Leviathan (livre Jiob) est le symbole de l’Etat. L’état de nature
L’homme se distingue
de l’animal par la raison, la curiosité et la religiosité.
Lui-même il est rationaliste, matérialiste et athé. Homo homini
lupus: L’homme est un
loup pour l’homme. Le plus faible peut tuer le plus fort. Guerre tous contre tous.
Voilà comme Hobbes voit la nature de l’homme. Cet état est fondamentalement
mauvais, ne permettant pas la prospérité, le commerce, la science, les arts,
la société, « … and which is worst of all, continual fear, and danger of
violent death. And
the life of man, solitary, poor, nasty, brutish, and short “. Il formule 19
lois de la nature, lois de la paix : « Ne faites pas à autrui ce que
vous ne voudriez pas qu’on vous fît ». Mais comme l’homme n’est pas
sociable par nature, ces lois ne sont pas observées spontanément. Passage à la société
Hobbes fait une
fusion des deux pouvoirs comme ils étaient vue par les théologiens du Moyen Age. Il
fonde une souveraineté absolue et indivisible plus intransigeante que celle
de Bodin. Celle-ci se
passe par un contrat social, qui crée un Dieu mortel : le Leviathan.
« I
authorize and give up my right of governing myself, to this man, or to this
assembly of men, on this condition that you give up your right to him, and
authorize all his actions in like manner ». L’homme contracte avec l’homme, mais non avec
son maître. Mais ce contrât
– qui vise la sécurité - ne vaut rien sans la force. La transmission
du pouvoir doit donc être total (il refuse un compromis à la Locke), ce qui
ne signifie pas arbitraire. Fonctions du Leviathan
o
Sécurité o
Innocente
liberté : faire
tout ce que les lois n’empêchent pas o
Egalité devant la loi et les charges publiques :
éducation, propriété privée, travail, … o
Assistance
publique, garantir l’éducation, prospérité matérielle (fournir du travail, à l’Etat les
incapables) En bref, le salut
du peuple est la fonction du Leviathan. La guerre civile est sa mort. Le Leviathan a
tout pouvoir temporel et spirituel. Hobbes rejette l’autorité du
christianisme médiéval en disant que la religion naturelle ne correspond pas
à la religion historique (Réforme). Et la religion civile, c’est tout
simplement Hobbes. Il n’exige pas la croyance, mais l’obéissance. Il reconnaît
plusieurs formes de gouvernements (monarchie, démocratie, aristocratie), mais
ne cache pas sa préférence pour la monarchie tenue pour la plus efficace.
Dans la monarchie, les intérêts personnels du gouvernement coïncident avec
l’intérêt public. Il n’y a pas d’injustice en dehors des lois ; il y a
que des bonnes ou des mauvaises lois. La seule
obligation du Leviathan est de réussir, faute de quoi les citoyens
sont déliés de toute allégeance. Ce qui met en
danger l’autorité du Leviathan, c’est : o
l’absence
d’autorité absolue et indivisible o
le
gouvernement mixte (division des pouvoirs à la Locke ou
Montesquieu),
la prétention de soumettre le souverain aux lois o
Droit de
propriété privée absolue o
Remise en
question de l’autorité absolue Influence
Hobbes justifie
l’idéologie dominante de l’absolutisme monarchique, mais sans faire recours à
des arguments religieux ou théologiques, mais par une argumentation purement
rationnelle et utilitariste, et même scientifique, inspirée par la Révolution
scientifique. Il est presque
autant maudit que Machiavel.
Mais l’impie, le blasphémateur est laissé en cachette par les puissants pour
trouver une justification rationnelle du pouvoir absolu. Il est aussi
considéré comme un précurseur de l’Etat social. Il inspire
beaucoup les auteurs ultérieurs. |
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